Fréquence cardiaque au repos

Beaucoup pensent que la mesure du rythme cardiaque au repos permet de déterminer l’état de santé d’une personne. Cela n’est cependant vrai que dans une certaine mesure. En effet, cette donnée ne peut être exploitée qu’avec d’autres données. Malgré tout, il est toujours intéressant de savoir comment mesurer soi-même sa fréquence cardiaque au repos puisque des relevés réguliers donnent une idée plus ou moins précise de l’état du cœur. Ils peuvent également aider un médecin à établir un diagnostic. Alors, comment automesurer sa fréquence cardiaque au repos ?

Que faire pour mesurer son rythme cardiaque au repos ?

Le rythme cardiaque ou fréquence cardiaque (FC) correspond à la conséquence de la contraction des ventricules du cœur. Sa mesure s’exprime en nombre de battements par minute (bpm). Il est assez facile de mesurer la fréquence cardiaque au repos : il suffit d’appliquer plus ou moins fortement 2 doigts sur la partie intérieure du poignet (trajet de l’artère radiale).

Il existe bien évidemment d’autres endroits où l’on peut prendre le pouls : sur le milieu du cou (de part et d’autre de la trachée), sur le pli de l’aine, sur la face dorsale du pied dans le prolongement du tibia, sur le creux à l’arrière du genou et enfin sur la face interne de la cheville près de la malléole. Il faut préciser qu’il existe aujourd’hui des appareils de mesure du pouls : électrocardiogramme, oxymètre de pouls…

Valeurs typiques des battements cardiaques au repos

La moyenne de la fréquence cardiaque varie en fonction des conditions physiques d’une personne :

  • 80 bpm pour une personne sédentaire ;
  • 60 bpm pour un sportif régulier ;
  • 30 à 40 bpm pour les sportifs d’endurance de haut niveau ;

Vous l’aurez compris, plus une personne est active, plus sa fréquence cardiaque au repos à tendance à diminuer. Si vous avez un rythme cardiaque rapide, faites des sports réalisés à une intensité modérée (course à pied, natation, marche nordique…). Ils peuvent favoriser la diminution de la FC au repos.

Prudence dans l’interprétation des données

Malgré les indications précédentes, sachez que sans des informations précises sur la personne, les données sur la fréquence cardiaque au repos en elles seules n’ont pas de signification. Et pour cause une personne peut très bien présenter un pouls lent ou rapide sans pour autant avoir un problème de cœur, d’autant plus qu’aucune étude ne précise la valeur à partir de laquelle le risque de maladie existe.

Pour bien interpréter la valeur de la fréquence cardiaque, il faut prendre en considération plusieurs éléments :

  • La mesure a-t-elle été prise au moment d’un malaise ?
  • Quels sont les antécédents médicaux de la personne ?
  • Les battements sont-ils réguliers ?
  • S’agit-il d’un sportif ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou s’agit-il d’un grand sédentaire ?

La précédente liste est bien évidemment non exhaustive. Il faut retenir qu’il est impossible de définir si un rythme cardiaque est normal ou non sans prendre en compte l’historique santé de la personne.